À TechCrunch Disrupt, Panos Panay (patron des appareils, Alexa & Leo chez Amazon) a décrit l'« informatique ambiante » : des appareils qui travaillent discrètement en arrière-plan, avec capteurs et IA, pour « deviner ce qu'il faut faire » plutôt que d'attendre une commande. Sa formule marquante : il croit à « une génération qui ne dira plus “donne-moi l'app” pour ça, mais “comprends simplement ce dont j'ai besoin” ». Amazon en a profité pour lancer deux appareils Bee (un bracelet/pendentif et une carte au format carte bancaire), qui enregistrent l'audio en continu mais le traitent localement, suppriment le son brut aussitôt et chiffrent les transcriptions avec des clés que seul l'utilisateur contrôle. Détail important : Panay refuse le déterminisme — « je ne pense pas qu'un format va en remplacer un autre » —, il voit plutôt plusieurs appareils reliés par une « couche d'intelligence ».
Le titre fait peur à qui construit des apps ; le fond rassure. Même Panay le dit : il ne s'agit pas de remplacer, mais de diversifier la façon d'accéder au service. « Ouvre l'app » disparaîtra peut-être comme phrase — mais ce qui fait réellement le travail (la logique, les données, les règles métier, la connexion aux services) doit toujours exister quelque part. Chez Devside, c'est précisément ce qu'on construit : une capacité, pas un écran. Qu'on la présente via une interface tactile, une voix ou un appareil ambiant, c'est une question de surface, pas d'existence. Deux choses à retenir pour nous : concevoir le cœur du produit indépendamment de l'écran qui le montre, et s'inspirer du modèle de vie privée décrit ici — traitement local, audio brut supprimé, clés côté utilisateur. L'app ne meurt pas ; elle apprend juste à se montrer autrement.

